Voyage d'étude à Toul et Berlin

La Région invite élus locaux et associatifs à un voyage d'études sur la transition énergétique

A l'initiative de Dominique Ramard, Conseiller régional délégué à l’énergie et au climat, la Région Bretagne a organisé un voyage d'études à Toul (54) et à Berlin sur le thème de la transition énergétique, du 3 au 5 octobre dernier, auquel elle a invité des élus et des associatifs. Ces journées d'échanges constituent l'une des actions de concertation menée par la collectivité autour du projet de centrale à cycle combiné au gaz naturel de Landivisiau.

 

Le pacte électrique breton, adopté par l'Etat et la Région en 2010 pour faire face à la situation énergétique du territoire breton, repose sur 3 piliers : la maîtrise de la demande d’électricité, le développement des énergies renouvelables et la sécurisation du réseau via la mise en place d’une centrale à cycle combiné au gaz naturel (CCGN). Si la signature de ce pacte est l'aboutissement d'une concertation exemplaire, la Région a souhaité poursuivre les échanges avec l'ensemble des acteurs concernés. C'est dans ce cadre que, accompagnée par Direct Energie, elle a organisé ce voyage d'études à Toul et Berlin.

Des échanges organisés autour de 2 temps forts

Élus de la Ville et de la Communauté de Communes du Pays de Landivisiau, conseillers régionaux de la majorité et de l’opposition, membres du groupe de suivi du pacte électrique breton, associatifs, techniciens et représentants du consortium Poweo Direct Energie/Siemens, la vingtaine de personnes qui composait la délégation a pu participer à deux temps forts.

Le jeudi 4 octobre : une visite du chantier de la centrale à cycle combiné au gaz naturel de Toul (54), qui présente de très grandes similitudes avec celle qui sera construite à Landivisiau : même constructeur, même technologie, même architecte, puissance équivalente…

Le vendredi 5 octobre : une journée d'échanges et de débat à l’ambassade de France à Berlin avec des responsables de la DENA (Deutsche Energie Agentur), de responsables ministériels fédéraux et régionaux et de Greenpeace Deutschland

Pourquoi un échange en Allemagne ?

En 2011, L’Allemagne a entamé une mutation de son mix énergétique en confirmant le choix d’arrêter son parc nucléaire, de poursuivre le développement des énergies renouvelables (ENR), le transport de l’électricité et de développer des solutions de production alternatives pour sécuriser l’approvisionnement, notamment par le rôle des CCGN (Centrales à cycle combiné au gaz naturel). Il est donc apparu intéressant d’organiser un échange avec un pays qui a déjà largement recours au CCGN.

Les enseignements de ce voyage d'études

Ce voyage d’études a été l’occasion d’échanges très riches entre élus et associations qui ont su apprécier cette volonté de concertation engagée par la Région Bretagne. Il a également mis en avant la volonté de tous de mener un débat constructif et de rechercher le consensus avec des parties prenantes responsables.

La visite de la centrale de Toul a permis aux personnes présentes de mieux visualiser le projet de la CCGN de Landivisiau et de confirmer les bonnes impressions sur l’esthétique, la technologie et l’intégration paysagère de cet outil de production.

Il ressort également des échanges tenus à l’ambassade que la coopération franco-allemande, pilier de la construction européenne, est plus que jamais pertinente :

  • On constate une convergence forte dans la volonté de créer une Communauté Européenne de l’Energie sous l’impulsion de l’Allemagne et de la France ;
  • L’exemple breton démontre le parallélisme entre les problématiques rencontrées et les solutions envisagées en France et en Allemagne ;
  • Un exemple pragmatique de coopération : la construction du projet de CCGN : le projet porté par Poweo Direct Energie – Siemens France.

Comme l’Allemagne, la Bretagne a choisi d’adapter son mix de production en tenant compte de la transition énergétique :

  • La Région a fait le choix du développement des énergies renouvelables et de moyens de production thermiques flexibles innovants, en complément de l’obligation de maîtrise des consommations électriques.
  • Le choix de se doter d’une CCGN, qui cumule performance et forte réduction des émissions de CO2 par rapport aux autres moyens thermiques flexibles, s’inscrit pleinement dans cette démarche.
  • Le débat avec les élus, experts et associations allemands souligne à quel point les centrales à cycle combiné gaz sont les passerelles vers la transition énergétique, qu’elles sont les seules à garantir une montée en puissance efficace des énergies renouvelables. Et qu’elles sont, enfin, sans risque pour la santé des populations tant que les seuils réglementaires sont respectés, ce qui sera largement le cas pour le projet de Landivisiau.

La visite d’une délégation de la Région Bretagne démontre, par ailleurs, l’implication des élus dans la prise en compte des enjeux énergétiques et environnementaux et le parallélisme avec l’Allemagne :

  • La Bretagne rencontre les mêmes problématiques de tension dans son réseau électrique que certains länder allemands du fait de l’éloignement de certaines zones de production avec les zones de consommation.
  • La Région Bretagne s’est toujours positionnée en faveur d’un mix énergétique sans nucléaire (il n’existe plus aujourd’hui de centrale nucléaire en activité sur son territoire), ce qui correspond au choix politique fait par l’Allemagne.